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Toi aussi raconte ta geôle...

Une fable ? Pfff…Laissez tomber…

Nan. Je ne saurais pas, je ne pourrais pas, je…all right, all right, marché conclu, n’en jetez plus !

Devant votre enthousiasme débridé - et un poil parce que faire semblant d’être hypocrite, c’est encore pire (wô, wô, wô, je viens de me froisser une synapse à démanteler le sens de cette tirade) - vous avez gagné, je m’y colle.  


Il y a bien longtemps, dans un colossal château vivait…Stooooooooooop…c’est nase de chez nase là.

Play it again.

 

Donc, hum, hum…

…c'est un furet velouté du marais poitevin qui rencontre un vil serpent pour la toute toute première fois.

Le cousin domestique du putois, pour le moins interloqué devant ce persiffleur, s’enquiert immédiatement d’un fait qui le tarabuste :
- Mais, toi le tout long, tu fais comment pour te mouvoir ? J’veux dire : visiblement, tu n'as point de jambes, de gros orteil et tout le toutim !
- Et bien vois-tu, je rampe et cela me permet d'avancer, d’évoluer à ma guise.  
- Aaaah, d'accord…pas con l’visqueux !

Et la mini-fouine from la « Venise Verte © » de continuer son chemin, passablement apaisée.

Il est tout de même encore perplexe, le petit carnivore de la famille des mustélidés.

Ce reptile, franchement, c’est pas clair son bidule.

 

Alors gracilement, le voilà qui revient sur ses pas pour demander à l’écaillé :
- Attends l’invertébré, tu fais comment pour te reproduire ? Jusqu’à preuve du contraire, tu n'as pas de testicules. Hein ? Hein ?
- Tu saoules l’ami ! Puis, je n'en ai pas besoin de tes machins flasques. Je ponds des œufs, vite fait, bien fait, emballé c’est pesé. Et c'est comme ça, point !
- Aaaah d'accord…bien foutu ton bordel !

La grosse belette repart. Mais toujours intriguée, peut-être même plus, elle revient et poursuis son interrogatoire :
- M'excuse, toussa toussa…mais tu fais comment pour te sustenter ? J’veux dire : tu n'as pas de mains. Ou elles sont super bien cachées les coquines !
- Pareil. J'en ai pas besoin. J'ouvre bien la gueule…tiens, comme ça, super grand...et j'avale ma proie – direct, net et sans bavure !
- Okay, okay...mais alors...tu rampes...

- …mouais. Déjà dit.

- T'as pas de couilles…

- …mouais. Abrège.

- Tu as une grande gueule....

- Bon, tu gaves, moi je me casse…

- …dis, tu ne serais pas chef de service par hasard ?

 

Moralité : faut écouter.

Faut m’écouter surtout. Quand je dis que je ne suis pas doué pour les fables, c’est que c’est vrai !!!

 

Par Yves Lande - Publié dans : Histoires emprisonnées - Communauté : Humour de tout genre
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